Comment développer l’e-commerce en Wallonie ?

Comment développer l’e-commerce en Wallonie ?

À peine 10% des entreprises wallonnes vendent en ligne. 41.530, c’est le nombre de sites e-commerces proposant leurs offres en Belgique. Parmi ceux-ci, seulement 5.000 d’entre eux sont belges. Pourtant, 80% des Belges ont déjà fait un achat électronique dans leur vie.

e-commerce Tom WENDT Belgique

Que faire pour que les entreprises intègrent l’e-commerce ?

Tout d’abord, les dirigeants d’entreprises ou porteurs de projets ne font pas la différence entre un développeur web, un infographiste ou un spécialiste du référencement. Ceux-ci ne savent pas que le numérique change l’intensité concurrentielle, l’expérience du client, l’offre de produit et de service, les processus de travail et les décisions au point de vue du management. Les Belges créent des sites e-commerce comme un outil de marketing et n’ont pas de dimension transactionnelle. Le back-office de ces sites est insuffisant pour une gestion optimale.

Jusqu’à présent, deux types d’agences web peuvent aider les entreprises. Les agences spécialisées en marketing et en communication et les agences de développement informatique. Cependant, pour être totalement compétent, un site e-commerce devrait être accompagné d’une agence regroupant les compétences de ces deux types d’agences et ainsi être mieux suivi durant la création du projet, avant, pendant et après la création.

Les commerçants électroniques wallons ont des difficultés à s’imposer à l’international, car le développement informatique nécessaire pour gérer la complexité du traitement des commandes, des retours, de la logistique… est très couteux à mettre en place et demande de nombreuses compétences différentes. Des aides sont prévues pour aider les projets e-business à se mettre en place. Elles sont destinées aux commerçants belges désirant de créer leur boutique en ligne. Ceux-ci pensent souvent qu’avoir un site e-commerce est un point de vente autosuffisant qui rapporte de l’argent facilement. Or, la création d’un site e-commerce demande autant de travail, si pas plus, qu’une boutique physique.

Pour développer l’e-commerce en Wallonie, les aides publiques doivent être revues. Une des primes actuelles est un subside de 50% du prix total de la création du site avec un maximum de 15.000€, qui selon les experts ne servent qu’à paramétrer des e-commerces de type Prestashop ou Magento, des projets peu ambitieux voués à l’échec qui n’ont pas bénéficié d’une réflexion suffisante quant à la stratégie de mise en place, de sa gestion ou des concurrents déjà établis, en bref, d’une étude de faisabilité du projet et de sa viabilité.

Quant à la prime Rentic, elle a fait ces preuves et est pertinente. Ses consultants de l’e-business sont impliqués dans la plupart des « success stories » en Wallonie (BeCommerce). Ces intervenants se disent d’accord pour éviter de ‘saupoudrer’ les projets peu ambitieux et de privilégier les projets de qualités.

Comment développer l’e-commerce wallon ?

Pour développer l’e-commerce en Wallonie, on devrait revoir le financement des porteurs de projets et former de nombreux spécialistes dans le domaine, cela permettrait de créer des sociétés spécialisées en accompagnement de projet e-business au long terme. Il faudrait aussi réduire les charges patronales pour les vendeurs en ligne ainsi que les coûts du travail de nuit et de week-end pour mieux concurrencer les pays voisins déjà au top de l’e-commerce. Au niveau européen les pays devraient adopter une TVA uniforme pour que l’un ne soit pas défavorisé vis-à-vis de l’autre en matière du prix de revient d’une vente. Lors de la création et après le développement d’un site e-commerce, celui-ci devrait être amélioré au niveau de la sécurité, des fonctionnalités et du respect des règles établies par la loi. Au niveau de l’éducation, des conférences devraient être proposé aux indépendant pour les former, les préparer et de leur faire connaître l’utilisation de ces nouvelles technologies. Pour augmenter la lisibilité de l’offre, une cartographie, une structuration et un monitoring du secteur devraient être établie pour pouvoir mieux se situer. La mise en ligne d’un site d’auto-évaluation devrait aussi bientôt voir le jour pour que les porteurs de projets puissent analyser des points stratégiques à envisager en amont et à la viabilité du projet en aval.

Si vous êtes intéressé par le commerce électronique, de nombreuses expositions sont à venir notamment le lundi 30 novembre et mardi 1er décembre 2015 à Kortrijk Xpo et le 16 et 17 mars 2016 au centre expo Tour & Taxis de Bruxelles intitulé « Discover the world of e-commerce ».