Le freemium : nouveau modèle économique du Web

Le freemium : nouveau modèle économique du Web

L’apparition des bloqueurs de publicité a forcé les entreprises qui proposent leur service en ligne à revoir leurs moyens de financement. Youtube, Amazon, Deezer Spotify, etc… Ces entreprises bien connues de tous ont décidé d’adopter le modèle freemium.

Source : http://www.my-business-plan.fr/modele-freemium 22/11/15

Source : http://www.my-business-plan.fr/modele-freemium, 22/11/15

Le terme freemium est un mot-valise anglais composé des mots free (gratuit) et premium (prime). C’est l’investisseur Fred Wilson qui nomma ce système économique pour la première fois sur son blog en 2006.

Principe du freemium

Le freemium désigne un service gratuit offert aux utilisateurs.  Le but est d’ensuite faire passer un plus grand nombre d’utilisateurs à une version payante qui offre divers avantages ou supprime certains inconvénients. On parle alors de taux de conversion premium.

La gratuité permet d’attirer un grand nombre d’utilisateurs et donc de conquérir plus facilement des parts de marché. Habitué à utiliser le service, ils sont plus enclins à adhérer à la version payante.

Le taux de conversion est généralement très faible (ex : 1,2% pour skype), mais les entreprises doivent tenter de l’optimiser au maximum afin de pouvoir financer le service gratuit. On peut dire que la minorité (payante) paye pour la majorité (gratuite).

Quels avantages pour l’utilisateur ?

Les types d’avantages qu’offrent les versions payantes sont nombreux et variés. Pour ne citer que les principaux :

Du contenu exclusif

Les sites de presse en ligne comme Le Soir ou encore DHNet proposent des articles premium en plus des articles gratuits. Le début des articles est disponible pour attiser la curiosité de l’internaute qui doit ensuite payer ou disposer d’un compte payant pour pouvoir accéder à la suite de l’article.

Des fonctionnalités supplémentaires

Certains services offrent des fonctionnalités supplémentaires. Les antivirus (Avast, McAfee, …) utilisent beaucoup ce système en proposant une protection de base pour la version gratuite et une protection complète pour la version payante.

Les jeux free-to-play

L’expansion du marché des smartphones a engendré une toute nouvelle manière de jouer, le free-to-play. L’utilisateur dispose de jeux gratuits, mais pour l’amener à dépenser de l’argent, on le bloque ou on le ralentit dans la progression du jeu. Les services payants de ces jeux sont variés :

  • achat de contenu du jeu (exemple : Plants VS Zombies 2 ) ;
  • achat de pièces de jeu qui permettent d’acheter du contenu (exemple : Magic Piano);
  • achat d’objets qui remplacent la monnaie virtuelle du jeu (exemple : Clash of Clans ) ;
  • achat de vies obligatoires au jeu qui ne se rechargent normalement qu’au bout d’un certain temps (exemple : Candy Crush);
  • achat d’objets qui permettent d’accélérer certaines procédures du jeu (exemple : Farmville ) ;

Une navigation sans publicité

Une navigation sans publicité est souvent proposée dans les versions payantes. Elle n’est généralement qu’un complément aux autres avantages possibles.

Un modèle nécessaire ?

Avec l’expansion des bloqueurs de publicité, les entreprises du web doivent de plus en plus trouver des alternatives à la publicité pour financer leurs sites. Pourtant une très petite minorité des utilisateurs sont prêts à payer pour utiliser des services en ligne. C’est alors aux entreprises de trouver des moyens de convaincre plus de gens à payer pour leurs services.

Sources :

Article écrit par Eline Vermeulen

Étudiante de deuxième année en E-Business, je suis également une grande amatrice de mangas, de culture japonaise et de jeux vidéo (principalement Nintendo)