Les objets connectés, phénomène de mode ou début de règne ?

Les objets connectés, phénomène de mode ou début de règne ?

Ils sont là, envahissent nos magasins, et sont destinés à améliorer notre quotidien. Les objets connectés, que peuvent-ils réellement nous apporter ? Pour combien de temps représenteront-ils l’image de la nouvelle ère du High-Tech ? Sont-ils des gadgets ou réellement des outils pratiques ?

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Flower Power : capteur pour vos plantes

Chaque année en janvier se déroule le plus grand salon High-Tech à Las Vegas. C’est lors de ce salon, Consumer Electronics Show (CES), que les plus grandes innovations technologiques sont présentées au grand public. La tendance de 2015 sera clairement celle des objets « wearable », autrement dit, les objets connectés que l’on peut porter. Avec l’arrivée prochaine de la montre connectée d’Apple, le marché de ces objets devrait exploser et devenir incontournable pour toute l’industrie. Mais pour autant, tous ces objets connectés, ne sont-ils pas en réalité qu’une simple transition technologique ?

L’industrie technologique doit innover !

Les montres connectées, qu’on pourrait qualifier de « miniaturisations des smartphones sur poignet », ne sont pas méconnues du public. D’autres types d’objets connectés existent. Le détecteur de fumée connecté, la fourchette qui compte les calories, le thermostat intelligent… Les fonctions en sont d’ailleurs bien souvent différentes. Elles répondent à un besoin et apportent pour certains un vrai service à l’utilisation.

Pourtant, si les divers usages nous semblent pratiques et justifiés, on constate que les attentes des clients ne sont pas totalement satisfaites. Les objets actuels ne surprennent pas et/ou n’aident vraiment dans le quotidien des utilisateurs. 

Des fonctions ciblées sur des problématiques courantes

En effet, les utilisations courantes des objets connectés répondent à des problématiques banales telles que la santé, l’environnement ou la sécurité. Si, certains objets sont fonctionnels, la plupart du temps, l’utilisateur lambda n’y verra qu’un gadget cher et peu rentable sur le long terme. Pour donner de la vraie valeur aux objets connectés, les constructeurs doivent se pencher sur des solutions encore inexplorées ayant beaucoup de potentiel et d’opportunités.

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Produits Withings

Accros aux smartphones !

Outre le prix élevé des objets connectés qui constitue certainement un frein à l’achat, il faudra bien souvent disposer d’un smartphone. À titre d’exemple, si vous souhaitez utiliser l’Apple Watch dans toutes ses fonctionnalités (Apple Pay compris), il vous faudra au minimum débourser 399 € pour la montre (premier tarif sur l’Apple Store) et disposer d’un iPhone 5 au minimum (399 € sur Apple Store). Il s’agit évidemment d’un cas extrême, notamment à cause de la politique de prix qu’Apple applique sur le marché, mais l’iPhone étant le smartphone le plus vendu au monde, il est normal de s’y intéresser. À ce prix-là, vous disposerez donc d’une montre onéreuse, peu innovante, et surtout dépendante de votre smartphone.

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Produits Archos connectés au smartphone

Cet exemple peut être comparé à bien d’autres objets connectés. Mais dès lors, il n’est pas surprenant de voir que, d’après une étude du cabinet GFK, 33 % de ces « accessoires » sont abandonnés au bout de 6 mois. Notons également que l’obsolescence programmée et le constant renouvellement des gammes n’aideront certainement pas à équiper les gens en objets connectés.

Lente transition technologique des objets

Pour réussir le défi de proposer une réelle aide aux utilisateurs, l’industrie devra s’attaquer à la mise en connexion de tous nos objets et surtout créer des produits qui rendent service, qui aient un réel usage, qui ne soient pas des accessoires aux smartphones. Il ne s’agit plus de fabriquer des gadgets et accessoires aux smartphones, mais bien des produits indépendants et innovants.

L’objet connecté tel qu’on le connaît n’est en réalité qu’une technologie de transition, car demain, tous nos objets seront connectés. Ce prétexte reflète seulement le début de l’ère de l’informatisation de tous nos objets.

Article écrit par Thomas Hubert

Diplômé régent en anglais/néerlandais, je poursuis actuellement ma formation en 2ème e-Business afin d'assouvir ma soif de connaissance. Passionné dès le plus jeune âge par l'informatique et les langues, le choix fut trop cornélien en fin de rhétorique.

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