Quels sont les risques des réseaux sociaux?

Quels sont les risques des réseaux sociaux?

Avec le web 2.0, la popularité des réseaux sociaux, tels que Facebook, Twitter, etc., ne cesse de grandir. Ils ont été créés dans le but de garder contact avec des amis, de communiquer, publier,… Mais certains ne les voient pas d’un bon œil. En effet, vos publications peuvent vite passer de l’ami à l’ennemi.

Si pour vous publier tout et n’importe quoi sur le web est une chose régulière, il faut garder à l’esprit qu’il y a des risques à cela. Voyons certains d’entre eux :

  • Une mauvaise E-Reputation : si vos profils sont remplis de vos innombrables guindailles, de photos vous montrant dans des situations qui ne sont pas à votre avantage ou si vous y diffusez des messages déplacés votre image est atteinte. Vous présentez au monde une vision de vous qui n’est pas très flatteuse. Sans oublier que votre (futur) employeur peut très bien consulter ces données et cela peut jouer dans votre travail (voir les exemples ci-dessous).
  • La sécurité : mettez vos futures dates de vacances sur Facebook et ne soyez pas étonné de retrouver une maison cambriolée à votre retour. Le cambriolage n’est pas la seule menace. Parmi ceux-ci : le harcèlement (réel ainsi que via le web), le vol d’idée, l’usurpation d’identité, …
  • Le spamming publicitaire : plus vous divulguez vos centres d’intérêts sur les médias sociaux, plus vous vous risquez à recevoir des publicités ciblées. Si certaines personnes apprécient de recevoir de la publicité en cohésion avec ce qu’ils aiment, beaucoup de personnes n’apprécient pas de voir leur boite mails inondée de publicités.

Voyons maintenant quelques exemples des risques que l’on peut rencontrer sur les médias sociaux.

Twitter : ou comment perdre son job en 180 caractères

Twitter est l’un des meilleurs moyens de se connecter pour vous exprimer, découvrir ce qui se passe et communiquer. Mais il ne faut pas oublier que, lorsque votre profil est public, tout le monde peut y accéder et donc voir vos publications, y compris votre nouvel employeur… Un exemple récemment qui a fait le buzz en février dernier, alors qu’elle venait d’être engagée dans une pizzeria, une jeune fille a publié sur son compte Twitter : « Berk, je démarre ce p***** de job de m**** demain« .

Tweet de la personne en question

Tweet de la personne en question

Aussitôt, son futur patron a décidé de lui annoncer qu’elle venait d’être virée et lui a alors répondu : « Non, tu ne commences pas ce p***** de job aujourd’hui ! Je viens de te virer ! Bonne chance sans argent et dans ta vie sans travail !« 

Réponse du patron

Réponse du patron

Omar Sy et l’usurpateur

L’usurpation d’identité est une chose qui peut être dangereuse pour une personne. Prenons un exemple concret : Omar Sy.  Une personne s’est appropriée son nom pour créer un faux compte Facebook. Sur celui-ci, elle y avait ajouté des photos et y postait régulièrement des messages en s’y faisant passer pour l’acteur français. De plus, même ses amis tombaient dans le panneau en ajoutant le faux compte.

L’usurpateur aura eu le plaisir de croiser les avocats d’Omar au tribunal pour régler cette histoire. Envoyé en justice pour violation de la vie privée ainsi que du droit à l’image, la personne a dû s’acquitter d’une amende de 1.500 euros.

Quand les internautes cherchent à faire justice eux-mêmes

Nombreux sont les internautes qui ont pu voir une vidéo circulant sur les réseaux sociaux fin septembre 2014, celle d’Alicia Durand – une jeune adolescente de 17 ans – agressant une autre adolescente du nom de Laura, trouvant comme prétexte que cette dernière l’avait regardée de travers. Accompagnée de son groupe de copines ainsi que d’un adulte, la vidéo montrait clairement Alicia frapper à deux reprises sa victime avant de la pousser violemment contre le banc sur lequel Laura était assise au début de la scène. Plus choquant encore : plusieurs adultes clairement visibles sur la vidéo ne réagissent pas à l’agression. Cherchant probablement à faire le buzz comme la plupart des jeunes de son âge, la fille qui avait filmé la scène l’avait alors publiée sur les réseaux sociaux, sans se douter un seul instant du tollé que cela provoquerait…

Exemple de groupe de "soutien" créé pour dénoncer Alicia Durand

Exemple de groupe de « soutien » créé pour dénoncer Alicia Durand

Aussitôt la vidéo visible, certains internautes se lancent dans la création de groupes de soutien sur Facebook pour tenter de réconforter la jeune victime, vraisemblablement plus atteinte mentalement que physiquement. Mais d’autres gens, bien moins réfléchis, se lancent alors dans l’écriture de commentaires haineux envers Alicia, certains allant jusqu’à lui souhaiter la mort. En quelques heures, l’affaire est devenue personnelle pour la plupart de ces personnes qui vont jusqu’à partager publiquement les différentes informations qu’ils ont pu obtenir concernant la jeune fille (numéro de téléphone, adresse, comptes sur les réseaux sociaux, …). Les dernières nouvelles de l’affaire font état d’une garde à vue pour Alicia et ses complices, sans compter les dégâts psychologiques causés par les internautes qui, en se comportant de la sorte, se sont clairement abaissés à son niveau…

Quelle conclusion tirer de ces exemples ?

Alors, peut-on réellement tout dire sur les réseaux sociaux, sans crainte des représailles ? Il est clair que non car tout acte amène à des conséquences, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Et bien souvent, parler pour se moquer ou rabaisser quelqu’un/quelque-chose peut très bien se retourner contre vous (comme l’illustrent les exemples ci-dessus) car, contrairement à ce que l’on pourrait penser, se trouver derrière un écran ne protège pas contre les lois. Alors, dans le but de préserver votre e-réputation, rappelez-vous toujours d’une chose : tout ce que vous direz pourra être ressorti plus tard alors tournez votre souris 7 fois dans votre main avant de publier quoi que ce soit.


 

Sources

– « Elle n’aurait pas dû envoyer ce tweet avant de commencer son nouveau boulot » (page consultée le 12 mars 2015 à 18h06)

– « Les risques liés aux publications sur les réseaux sociaux » (page consultée le 10 mars 2015 à 20h44)

– « L’usurpation d’identité sur Internet : l’affaire Omar Sy » (page consultée le 12 mars 2015 à 19h)

– « Alicia Durand : elle se fait agresser, les internautes retrouvent les agresseurs ! » (page consultée le 15 mars à 17h10)

Article coécrit avec Thomas Hellin et Miguël Delfosse.

Article écrit par Guillaume Simoens

Passionné depuis toujours par l'informatique et ses nouvelles technologies, je suis actuellement étudiant dans la formation e-Business de la HEPH Condorcet

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